La tristesse
La présence perpétuelle de la tristesse n'est que le signe que le manque affectif persiste. Ma tristesse demeurera et s'amplifiera si, par exemple, je ne cherche pas une nouvelle relation aussi nourricière lorsqu'une personne importante disparaît de ma vie.
Si je demeure en déficit trop longtemps, le ou les manques auront toutes sortes de répercussions dans ma vie. Je sentirai que l'énergie me fait défaut et j'aurai de moins en moins d'enthousiasme à entreprendre des choses qui pourraient m'apporter de la satisfaction. Comme c'est la satisfaction qui est responsable de l'énergie psychique, je me trouverai dans un cercle vicieux: être en besoin et n'avoir ni le goût, ni l'énergie de faire ce qu'il faut pour m'en sortir.
J'éprouve d'abord de la joie devant la gentillesse du geste mais rapidement, la tristesse prend le dessus. En me laissant aussi vivre ma peine, j'ai accès à quelque chose dont je suis rarement conscient: mon besoin de douceur... une douceur qui pourrait me donner l'impression d'être important pour un autre. Cela m'arrive, à un moment inattendu; j'éprouve de la joie, mais surtout, toute la tristesse accumulée durant une longue privation.
Je voudrais que la roue tourne